« 2-28 » ( 二二八 [er-er-ba], « deux-deux-huit ») : le 28 février 1947, « incident fâcheux » ou « massacre fondateur » ?


– Contextualisation depuis 1945 – Des émeutes au soulèvement et à la répression – La réémergence de la mémoire – La centralité mémorielle et politique du 2-28 et le nationalisme taïwanais

Photo d’en-tête: « N’oublions pas le 2-28 ! « , manifestation à l’entrée de l’esplanade du Mémorial de Tchang Kaï-chek, Taipei, 28 février 2019


« L’Incident du 2-2-8 » ( 二二八, [er-er-ba],28 février 1947) est une date majeure et symbolique, fondatrice des tensions entre Continentaux et Formosans dès avant le grand exode de 1949. Il alimente aujourd’hui encore le nationalisme taïwanais. Sa commémoration participe désormais de la nouvelle identité politique taïwanaise.


La contextualisation

A l’automne 1945, après la capitulation japonaise, Tchang Kaï-chek nomme comme gouverneur de Taïwan le général CHEN Yi (陳 儀), avec les pleins pouvoirs pour imposer sur l’île, redevenue « province de Chine », l’autorité  du Kuomintang. Les élites locales, qui espéraient un gouvernement autonome, sont immédiatement marginalisées. La population locale, largement nippophone, d’une île sortie peu frappée par la guerre, avec un niveau de développement appréciable, est considérée avec méfiance par le nouveau pouvoir. Celui-ci récupère au profit de l’État la plupart des entreprises industrielles et agricoles ; établit des monopoles d’État sur tous les produits importants ; s’emploie très vite à déménager vers le continent les installations industrielles et des infrastructures de transport édifiées par les Japonais, et l’essentiel des ressources produites sur l’île – à l’image de la politique de Moscou dans la zone d’occupation soviétique en Allemagne. Il en découle hyperinflation, chômage, pénuries alimentaires, marché noir ; effondrement du système de santé publique, alors que la peste bubonique et le choléra, arrivés du continent, se répandent. La corruption et la criminalité explosent. Les populations locales ont le sentiment d’être traitées comme des étrangers et des traîtres par une armée d’occupation.


Des émeutes au soulèvement général et à la répression

Le 28 février 1947, à Taipei, LIN Jiang-mai (林 江 邁) une veuve formosane vendeuse à la sauvette de cigarettes de contrebande, est violemment contrôlée et battue par la police fiscale du Bureau du Monopole du tabac de Taïwan, devant ses deux enfants. Les faits ont lieu dans le vieux quartier de TaTao Cheng, au coin de Ningxia Road et de Nanjing West Road. C’est le début d’un engrenage sanglant : mouvement de foule, tirs des policiers, attaques de postes de police par des manifestants, répression policière et militaire qui embrase le pays. Les manifestants ayant pris le contrôle d’une bonne partie du pays, et ayant posé une liste de 32 demandes de mesures immédiates 1, CHEN Yi temporise et fait mine d’envisager des compromis, tout en réclamant par télégramme au pouvoir central l’envoi en urgence de troupes du continent en renfort. Débarquées à partir du 8 mars, elles écrasent la contestation dans un bain de sang, multipliant massacres collectifs et liquidations ciblées, souvent en pleine rue. Le bilan est estimé entre 10000 et 30000 morts et disparus, et autant de blessés. La répression du 2-28 a été plurielle : des Taïwanais méprisés; des indépendantistes (et quelques pro-japonais) de 1945 ; et même des Continentaux soupçonnés d’être communistes, de nombreux Aborigènes, etc. C’est le prélude à une « Terreur blanche » de plusieurs années, tout aussi sanglante, et qui décime tout particulièrement intellectuels et personnalités locales. En réalité, le Kuomintang transpose sur l’île la guerre civile qui règne sur le continent depuis deux décennies. La « Terreur blanche » ( 白色恐怖, baise kongbu) entend écraser toute activité contestatrice attribuée aux communistes (peu nombreux à Taïwan, et dans la clandestinité). La loi martiale est instaurée le 20 mai 1949, et restera en vigueur 38 ans, jusqu’au 15 juillet 1987. Elle donne de très larges pouvoirs à l’armée, et en particuliers aux tribunaux militaires : des dizaines de milliers de procès politiques, accompagnés d’exécutions capitales et d’innombrables disparitions, entretiennent la terreur dans l’île.


Exécutions de rue, Taipei, mars 1947


La réémergence de la mémoire

Initialement attribué à « un complot communiste » à réprimer, le 2-28 a ensuite été un tabou politique sur l’île pendant des décennies, enfoui dans la mémoires des victimes et de leurs proches, pratiquement jusqu’à la levée de la loi martiale. Les exilés d’après 1945, 1947 et 1949 (principalement partis aux Etats-Unis, certains au Japon) y ont vu la résistance des Taïwanais à l’oppression du Kuomintang et à la violence des Waishengren contre les natifs. Beaucoup plus tard, une société civile émergente et les premiers indépendantistes se sont emparés de l’épisode pour le placer au centre des débats. Le Kuomintang, y compris sous la pression de ses propres militants autochtones, a alors modifié son discours, pour présenter des excuses et offrir des indemnisations aux victimes.

L’épisode du 2-28 a été totalement occulté par le pouvoir d’après 1949, les massacres de 1947 étant noyés dans le récit officiel à la guerre civile chinoise sur le continent. Mais la mémoire des événements a été entretenue dans le corps social, avant de ressurgir peu à peu après le mort de Tchang Kaï-chek (1975) comme élément permanent de mobilisation de l’opposition démocratique puis indépendantiste, à partir des années 1980, et surtout du 40e anniversaire, en février 1987 (la loi martiale ne sera levée qu’en juillet 1987) 2. En 1990, soucieux, pour des raisons électorales, de désamorcer l’impact des revendications des opposants, le président LEE Teng-hui forme une commission indépendante chargée de faire la lumière sur l’incident du 228. Sous l’impulsion de Comités pour la Justice et la Paix, des lieux de mémoire apparaissent (le premier en 1989 à Chiayi), puis se multiplient et s’institutionnalisent.

Le 2-28 entre peu à peu dans un processus de mémorialisation. En 1995, on installe dans le Nouveau parc (au centre de Taipei, ensuite renommé « Parc de la Paix » 3) un monument mémoriel au 2-28. Ouvert à Taipei sous la municipalité de CHEN Shui-bian (PDP, il sera élu président de la République en 2000), le « Musée du Mémorial de la Paix du 2-28 » (228 Peace Memorial Museum) est inauguré dans ce parc en 1997 par le premier ministre LIEN Chan (KMT), dans le bâtiment d’une station de radio investie par les manifestants en 19474. C’est la première institution à Taïwan dédiée aux droits humains. L’ensemble est complété en 2007 par un mémorial (臺北228紀念館), à l’arrière du musée du Gouverneur. Des musées ou mémoriaux sont édifiés dans les autres grandes villes du pays. Le financement et la gestion du musée sont initialement confiés à la Taiwan Peace Foundation, une association indépendante proche du PDP. Il s’agissait de ne pas donner l’impression que le musée était l’affaire d’un parti, et d’éviter que le musée ne diabolise les Waishengren en tant que groupe. Le massacre y est inscrit dans la folie meurtrière de la guerre, à l’instar du mémorial de la paix d’Hiroshima.


Le Parc de la Paix, et le Musée-mémorial du 2-28


Sous la pression d’associations de la société civile comme l’Association pour la vérité et la réconciliation un processus de justice transitionnelle 5est installé au milieu des années 1990 par le président LEE Teng-hui 6, donc par le Kuomintang 7. La présidente TSAI Ing-wen (depuis mai 2016, PDP) après avoir souligné l’importance du processus de « justice transitionnelle » (轉 型 正 義, zhuanxing zhengyi ) engagé par ses prédécesseurs y ajoute une Commission de vérité et de réconciliation inspirée du modèle sud-africain. Elle a pour mission de travailler et sur le massacre 2-28 de 1947, et sur les violations des droits humains, et en particulier les crimes de la période de la Terreur blanche, pour établir et chiffrer les faits, en réhabiliter les victimes (distribution de certificats de réhabilitation aux familles des victimes, et indemnisation d’ayants droit, ce dernier volet n’ayant pas été contesté par le Kuomintang); et en reconnaître et juger les responsables8. Toutefois, les militaires se sont opposés à la révision globale des innombrables procès menés par les tribunaux militaires entre 1949 et 1987, arguant qu’ils ressortaient de logiques politiques spécifiques (sédition, défense des institutions, appartenance au parti communiste clandestin, lutte contre l’espionnage au profit de Pékin). La loi sur la sécurité nationale a confirmé la légitimité des anciens tribunaux militaires. La question de la réhabilitation et de l’indemnisation d’une partie des victimes reste donc posée, qui peuvent pour certains recevoir un Certificat de réhabilitation de réputation qui n’invalide cependant pas les verdicts prononcés pendant la période de la loi martiale.


La centralité mémorielle et politique du 2-28, et le nationalisme taïwanais contemporain

« L’Incident 228 » occupe une place centrale dans le nationalisme taïwanais. D’autant qu’il avait entraîné dès le 28 février 1948 l’organisation, hors de l’île, du premier mouvement indépendantiste taïwanais par des personnalités insulaires, la Ligue de Formose pour la ré-émancipation. Le 28 février est désormais férié à Taïwan, proclamé « Jour de la paix » ( 和平紀念日 ) par le président LEE Teng-hui. Cette journée est devenue une forme de fête nationale alternative au 10 octobre (le « Double-Dix ») , fête de la République de Chine. L’épisode reste cependant longtemps conflictuel, avec des tensions de rue lors de certaines commémorations de l’événement, en particulier à proximité du mémorial de Tchang Kaï-chek 9. Des indépendantistes militants dénoncent Tchang comme coupable principal des massacres de 1947 et réclament l’indépendance de l’île10. Ce qui provoque parfois des frictions avec des militants du Kuomintang (dont l’énorme immeuble est tout proche), pour qui Tchang, « le chef éternel du parti », reste la figure tutélaire incontestable. L’écriture de l’histoire est évidemment difficile, car il y a une résistance, sourde ou ouverte, des conservateurs du parti bleu (KMT). Quand le président CHEN Shui-bian (2000-2008) installe un comité spécial composé d’historiens et de juristes pour rechercher les responsabilités politiques et judiciaires du massacre 11, Kuomintang et PDP s’écharpent en matière de terminologie . Les premiers chargent le gouverneur CHEN Yi pour disculper Tchang Kaï-chek. A l’inverse des indépendantistes : en 2006, un ouvrage de la 228 Memorial Foundation dénonçant le gouverneur CHEN et le président Tchang Kaï-chek comme responsables directs du « massacre du 2-2-8 » (大 屠 殺 -da tusha ; ou 慘 案 -can’an, / « 2-28 大 屠 殺 er-er-ba da tusha, « le grand massacre du 28 février ».) a provoqué une vive réaction du Kuomintang. Qui mobilise ses propres historiens pour produire en 2007 un documentaire interprétant « l’Incident du 2-2-8 » (事 件 – shijian) comme un regrettable « malentendu » entre les Insulaires et les Continentaux, alors que le camp adverse stigmatise la période 1945-1987, dite du «Système autoritaire » (weiquan tizhi). La commémoration donne alors lieu à un jeu de ping-pong entre le PDP (le maire de Taipei puis président de la République CHEN, natif de Taiwan) et le KMT (le maire de Taipei puis président de la République MA, natif du continent), qui entendent chacun placer leurs hommes et leur interprétation de l’événement dans le mémorial, sans remettre en cause son existence pour autant.

Des usages « dépassionnés », plus consensuels, du 2-28 sont apparus. Chaque année, la Fondation du Mémorial 2-28 organise une cérémonie du souvenir dans le Parc de la Paix, axées sur le pardon et la réconciliation, et la reconnaissance de la souffrance des victimes. L’Association taïwanaise de soutien aux victimes de l’Incident 2-28, une organisation pour les familles des victimes, organise une manifestation à partir de 14h28 à l’endroit de l’incident de la vendeuse de cigarettes LIN Jiang-mai, puis rejoint le Parc de la Paix 2-28. Le 28 février 2004, à 14h28 (2.28PM), une chaîne humaine (228百萬人手牽手護台灣, 2-28 Hand-in-Hand Rally) a réuni sur presque 500 kilomètres environ 2 millions de personnes (sur 23 millions : le plus important rassemblement de l’histoire de l’île) entre les deux extrémités nord (l’île de Hoping [idéogramme : Paix] à Keelung, où ont débarqué les troupes continentales envoyées réprimer le soulèvement) et sud de l’île (Changlung [idéogramme : Prospérité] à Pintung), pour construire symboliquement le lien entre tous les Taïwanais autour de l’événement traumatique 12. Avec, à l’heure dite (2-28PM) les slogans : « Mains jointes pour réunir tous les groupes ethniques/pour protéger Taïwan » : donc autour des idées d’intégration, d’unité, de collaboration. Le logo était une main dont les 5 doigts représentaient les Hakka, les Minnan, les Continentaux, les Aborigènes et leurs épouses étrangères. En réalités, tous les groupes sociaux, ethniques, toutes les Eglises et confessions étaient présente. La tonalité générale était donc celle d’une commémoration mémorielle apaisée du massacre de 1947, d’une recherche de réconciliation et de consensus, implicitement susceptibles de renforcer la quête de souveraineté de Taïwan. Pour certains, l’orientation méridienne de la chaîne se voulait peut-être aussi un rejet symbolique d’une orientation est-ouest, qui aurait ainsi affirmé le lien entre Taïwan et la Grande Chine, revendiqué par les nationalistes des deux rives, Kuomintang ou communistes.

Aujourd’hui, alors que les querelles interprétatives tendent à s’atténuer, le 2-28, « massacre fondateur » selon le chercheur Stéphane Corcuff, est de toutes manières entré dans la mémoire taïwanaise comme un temps fort constitutif de l’histoire nationale et du récit national 13.


Eléments du Mémorial de la Paix du 2-28, Parc de la Paix, Taipei


NOTES

1 Les revendications vont de la demande d’une plus grande autonomie au sein de la République de Chine à une tutelle de l’ONU, voire à l’indépendance totale. La demande d’une représentation formosane dans les négociations à venir du traité de paix avec le Japon alimente l’espoir d’obtenir un plébiscite sur l’avenir politique de l’île.

2 L’événement « 2-2-8 » a donné lieu au témoignage devenu classique du diplomate américain George H. KERR : Formosa Betrayed (1965, tr.fr. Formose trahie, 2011 : compte-rendu par Françoise MENGIN, Le Monde Diplomatique, 11/2012 :https://www.monde-diplomatique.fr/2011/11/MENGIN/46919. Sur ordre du général MacArthur, Kerr avait escorté Chen Yi à Taïwan en 1945 pour y recevoir la capitulation japonaise. Cf. également le témoignage autobiographique de l’intellectuel et démocrate PENG Ming-min, Le goût de la liberté. PENG Ming-min(彭明敏 ), A Taste of Freedom (自由的滋味), 1972; tr.fr.Le Goût de la liberté. Mémoires d’un indépendantiste formosan, éd. René Viénet, Belaye, 2011, 303p. (*Facs*) https://archive.org/details/peng-ming-min-gout-de-la-liberte(CR par F.MENGIN, Le Monde Diplomatique,11/2012 :https://www.monde-diplomatique.fr/2011/11/MENGIN/46919). Ce texte a fait l’objet en 1989 d’un film éponyme de HOU Hsiao-Hsien (né en Chine en 1947, arrivé à Taïwan en 1948).

3 Le pouvoir colonial a installé dans ce parc le premier musée de Taïwan, surnommé « Musée du gouverneur », à la fois d’histoire et d’ethnographie. Le parc a hébergé une partie de l’Exposition coloniale de 1935.

4 La dénomination « Musée du Mémorial de la Paix du 228 » a été explicitement démarquée du célèbre « Musée du Mémorial de la Paix d’Hiroshima ». Les manifestants ont utilisé la station de radio après le 28 février pour diffuser l’information sur la répression policière, et appeler la population à la révolte.

5 La justice transitionnelle est définie par l’ONU comme « l’ensemble des processus et mécanismes associés à la tentative d’une société de faire face à un héritage d’abus passés à grande échelle, afin d’assurer la responsabilité, de servir la justice et de parvenir à la réconciliation. »

6 HERAIT Alice, Taïwan : comment atteindre vérité et réconciliation sur la Terreur Blanche ? asialyst.com, 21/6/2016 (*Facs*) https://asialyst.com/fr/2016/06/21/taiwan-comment-atteindre-verite-et-reconciliation-sur-la-terreur-blanche/

7 Le Kuomintang disposant en permanence de la majorité au parlement jusqu’en 2016, y compris sous les deux mandats du président DPP Chen Shui-bian (陳水扁, 2000-2008), a pu à la fois inaugurer la justice transitionnelle et en baliser les limites, tout en accusant le DPP d’instrumentaliser politiquement et les événements du 28 février, et le processus de justice transitionnelle.

8 STOLOJAN-FILIPESCO Vladimir, Justice transitionnelle et mémoires historiques à Taïwan : Comment la société taiwanaise fait face à son passé autoritaire , Perspectives chinoises, 2017-2, 134, p. 29-37. Cf. https://journals.openedition.org/perspectiveschinoises/7744; &: Transitional Justice and Collective Memory in Taiwan. How Taiwanese Society is Coming to Terms with Its Authoritarian Past, China Perspectives, 2017, no 2,  p.27-35. : https://journals.openedition.org/chinaperspectives/7327?lang=fr

9 Sur l’articulation des mémoires et des commémorations, et des constructions identitaires, ou pourra se reporter aux nombreux travaux de Stéphane CORCUFF.

10 RAWNSLEY Ming-Yeh (蔡明燁) (with Gary RAWNSLEY), Chiang Kai-shek and the 28 February 1947 Incident: An Assessment, Issues and Studies, November/December 2001, vol.37, no 6, p.77-106. Cf. : https://www.academia.edu/7510251/Chiang_Kai_shek_and_the_28_February_1947

11 En 1996, lorsqu’il était maire de Taipei, Chen Shui-bian a fait rebaptiser le parc adjacent au Musée National de Taiwan « Parc de la Paix du 28 février ». En 1998, pour le 50ème anniversaire des événements, le premier monument commémorant l’incident est érigé dans ce même parc : le « Mémorial de la paix du 28 février ».

12 HWANG Yih-Jye, The 2004 Hand-in-Hand Rally in Taiwan: “Traumatic” Memory, Commemoration and Identity Formation, Nationalism and Ethnic Politics, 2014, vol.20, no 2, p.287-308. Cf. https://www.academia.edu/6868649/Hwang_Yih_Jye_2014_The_2004_Hand_in_Hand_Rally

13 En 2000, le PDP a mis en place un Programme de collecte exhaustive des archives relatives à l’Incident 2-28 , devant s’intégrer à l’Office national des archives prévu par une Loi sur les archives nationales de 1999. Le parti Kuomintang refuse toutefois aux historiens l’accès à ses archives sur la période craignant que ne soit ouverte pour l’occasion la boîte de Pandore des crimes de la dictature. Ces dernières années, la commission de la Justice transitionnelle a listé les cartons non déclarés ou non accessibles, et multiplie les demandes de mise en conformité et d’ouverture des archives auprès du KMT.


Présentation de ce livret de 2015


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